
Sirac est l’une des cinq lauréates du prix national « Entreprises avec les Réfugiés ». Ce prix récompense notre engagement pour l’intégration durable des personnes bénéficiaires de la protection internationale.
C’est au ministère de l’Intérieur que Sirac a reçu, mardi 30 juin, le prix « Entreprise engagée innovante », l’une des cinq distinctions du prix national « Entreprises avec les réfugiés ». Porté conjointement par le ministère de l’Intérieur, le ministère du Travail et des Solidarités, le HCR, France Travail et CCI France, ce prix récompense des entreprises qui ont pris des initiatives remarquables en faveur de l’inclusion professionnelle des réfugiés. Le jury de cette première édition avait évalué 66 candidatures, de décembre à avril, selon des critères de recrutement inclusif, d’intégration durable et de communication.
« En mettant à l’honneur ces entreprises, nous saluons leur engagement exemplaire et souhaitons inspirer d’autres acteurs économiques à s’engager dans cette voie, essentielle pour la cohésion de nos territoires » a déclaré Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, qui a présidé la cérémonie.
Sirac a reçu le prix « Entreprise engagée innovante » pour la démarche intégrée de son programme, qui privilégie les visites de sites et les rencontres directes plutôt qu’un tri initial sur CV, ainsi que la prise en compte de tous les freins périphériques : logement, mobilité et suivi administratif.
Parcours de vie
Cette distinction valide une démarche RH qui concilie les besoins de compétences et les parcours de vie : « La grande majorité des réfugiés que nous accompagnons sont isolés et peu qualifiés », observe Baptiste Dumas. « Pour s’insérer en France, l’accès à un emploi durable est déterminant. Nous avons tout à gagner à créer les conditions de l’entreprise inclusive : le réfugié qui engage ses compétences et trouve sa place peu à peu, l’entreprise qui renforce ses talents, et la société tout entière, par la promesse que l’État a faite d’accueillir les réfugiés dignement. »
Le fondateur de Sirac a saisi l’occasion de saluer les entreprises partenaires et les DDETS de Saône-et-Loire, du Rhône et de la Loire, dont le soutien a permis au projet de prendre de l’ampleur : dans ces trois départements, 90 réfugiés ont été mis à disposition par Sirac auprès de 30 entreprises. Autre acteur décisif : le cabinet LE 30 FAB, rencontré en Saône-et-Loire dans le cadre d’un programme de revitalisation économique consécutif à la fermeture d’une filiale du groupe Sodiaal (voir ci-dessous).
Accompagnement sur mesure
Dans les jours qui avaient précédé cette cérémonie, deux industriels partenaires avaient témoigné de leur recours à Sirac lors d’un forum sur l’emploi. Le spécialiste de menuiseries Oxxo Evolution a souligné la stabilité et la polyvalence des profils intégrés, tandis que le fabricant d’emballages métalliques Massilly France a salué l’accompagnement sur mesure pour lever les freins liés à la mobilité, au logement et aux démarches sociales.
Le prix « Entreprises avec les réfugiés » valorise un dispositif d’insertion inédit. Sirac, déjà pionnière dans la mise à disposition et l’emploi à temps partagé de cadres et non-cadres, étend son offre de solutions RH aux parcours professionnels des réfugiés et primo-arrivants en CDI, avec pour objectif la pérennisation de l’emploi chez l’entreprise utilisatrice.
Le point de vue de Nicolas Marion
Directeur associé du cabinet conseil LE 30FAB (groupe Oasys & Cie), expert en innovation sociale et développement économique des territoires.

« Je vois cinq atouts au modèle de Sirac, au moment où cette structure est récompensée d’un prix national. Tout d’abord, le statut inattendu de cette société : Sirac est une entreprise privée qui se positionne dans l’accompagnement des publics fragiles, ce qui est très atypique dans le modèle même, au regard des enjeux de l’économie marchande.
Deuxième atout : Sirac propose dans un premier temps de prendre à son compte le contrat avec le réfugié et donc, d’une certaine manière, le risque social, en proposant à ses clients industriels une mise à disposition de la personne. Souvent les structures de l’ESS proposent du soutien, de la mobilisation. Lui, il les embauche.
Troisième atout : Baptiste Dumas s’adresse avec la même facilité à un centre d’accueil de demandeurs d’asile, qu’à un préfet et à un directeur de site industriel. Il sait communiquer avec tous ces acteurs, ce qui rassure.
Quatrième atout : il apporte un plus, par rapport au modèle classique de l’intérim, en proposant davantage de stabilité et de visibilité pour la personne réfugiée embauchée. Cela facilite grandement l’intégration et la capacité à se loger ou contracter un emprunt pour acheter un véhicule.
Le cinquième atout, enfin, c’est sa capacité à prendre au mot les industriels qui éprouvent des difficultés de recrutement de personnels qualifiés. Il leur présente des salariés fiables qu’ils n’engageraient pas forcément directement, en proposant un sas où les deux parties, employeur et employé, peuvent apprendre à se faire confiance. »
Le point de vue de Georges Martins-Baltar
Directeur régional délégué de la DREETS Auvergne-Rhône-Alpes

« J’étais directeur de la DDETS de Saône-et-Loire quand Sirac est venu nous proposer d’intervenir sur l’emploi des réfugiés. À l’époque, mon équipe venait de lancer avec le Medef la plateforme départementale d’accompagnement RH intitulée « 1 Territoire 1 Solution ».
J’ai vu des convergences entre nos démarches. Nous avons finalement travaillé ensemble sur des projets de développement socio-économique, incluant l’insertion des publics éloignés de l’emploi.
Selon moi, Baptiste Dumas a osé une idée géniale pour laquelle il a pris des risques énormes. Risque juridique, tout d’abord : en droit du travail, le prêt de main-d’œuvre est un sujet sensible sans un formalisme strict des droits des salariés. Il lui a fallu convaincre les services de l’État. Risque employeur, ensuite, car Sirac n’est pas destiné à conserver les salariés réfugiés mis à disposition. Qu’advient-il si les relations avec ces publics vulnérables ne se passent pas comme prévu ?
Risque partenarial, enfin : Sirac aurait pu ne pas trouver d’entreprises ni d’administrations qui le suivent. Or il y a eu les convergences d’intérêt qui ont montré que cela peut marcher. Je remarque qu’à présent, Sirac est reconnue par les acteurs publics et privés ».
Palmarès de l’édition 2026
L’Oréal (Fondation L’Oréal) : Prix « Entreprises avec les réfugiés »,
Schneider Electric : Coup de cœur du jury, mention « Entreprise engagée avec les femmes réfugiées »,
Sirac : Prix « Entreprise engagée innovante »,
Coiffure MT : Prix « Entrepreneur réfugié »,
Établissements Tiriault : Prix « Entreprise engagée avec les jeunes réfugiés ».

