DISPOSITIF réfugiés
Pouvez-vous nous présenter le dispositif réfugiés ?
Ces personnes disposent souvent d’un savoir-faire, d’une forte motivation et d’un besoin d’intégration professionnelle et sociale rapide.
Notre dispositif est né pour répondre à un double enjeu :
- L’insertion professionnelle et sociale des réfugiés, qui cherchent une stabilité et une autonomie.
- La pénurie de main-d’œuvre dans l’industrie, secteur stratégique mais en tension.
Notre objectif est de favoriser l’intégration durable des primo-arrivants par l’emploi et la formation, tout en apportant aux entreprises des collaborateurs motivés et formés.
Nous souhaitons ainsi créer un pont entre les besoins des entreprises et les compétences
disponibles.
Concrètement, quelles sont tes missions, quelle est la nature de ton accompagnement ?
Nous intervenons à deux niveaux, d’une part auprès des réfugiés et primo-arrivants, d’autre part auprès des entreprises.
Nous accompagnons les réfugiés en les préparant aux entretiens professionnels et en les orientant vers les démarches adaptées. Nous les aidons également dans leur intégration sociale, qu’il s’agisse du logement, des démarches administratives ou de la mobilité.
Lorsque cela est nécessaire, nous organisons des formations spécifiques (langue, savoirs de base ou compétences techniques). Enfin, nous assurons un accompagnement individuel et un suivi dans la durée.
Nous accompagnons les entreprises en les mettant en relation avec un vivier de candidats motivés et en organisant des périodes de formation ou d’immersion. Nous assurons le suivi des parcours en entreprise et, si nécessaire, la mise en place de formations individuelles et spécifiques via nos partenaires. Enfin, nous accompagnons les équipes pour faciliter l’intégration culturelle et sociale des nouveaux collaborateurs.
Au quotidien, nous pouvons compter sur le soutien de nombreux partenaires comme les acteurs locaux de l’emploi et de l’insertion (France Travail, AGIRE), les partenaires sociaux
(AGIR, nombreuses associations, CADA, HUDA, CHRS…), les Pouvoirs publics (DDETS), les Associations d’aide aux réfugiés et les entreprises industrielles du territoire.
Comment recrutez-vous les personnes réfugiées ?
Le recrutement des primo-arrivants commence par l’identification des candidats via les associations, les services publics de l’emploi et les réseaux locaux. Nous menons ensuite des entretiens pour comprendre leur projet professionnel, leurs compétences et leurs besoins.
Un parcours personnalisé est alors mis en place, incluant formation, orientation et accompagnement vers l’emploi. Nous recherchons avant tout des candidats motivés, capables de s’adapter et désireux d’apprendre.
Quelles sont les difficultés que vous rencontrez ?
Les entreprises font face à plusieurs défis : le secteur industriel manque d’attractivité, certaines hésitent à s’engager immédiatement sur des emplois durables, et des barrières
culturelles ou linguistiques peuvent compliquer l’intégration de nouveaux collaborateurs.
Les réfugiés rencontrent également des obstacles : l’accès au logement et la mobilité, la maîtrise de la langue française, la reconnaissance de leurs diplômes ou de leurs expériences professionnelles, ainsi que des démarches administratives complexes pour obtenir un titre de séjour ou un permis de travail.
Les entreprises ont un besoin urgent de main-d’œuvre qualifiée et stable, motivée et
formée, capable d’évoluer. Les primo-arrivants, quant à eux, recherchent une insertion rapide et un emploi durable, tout en bénéficiant d’un accompagnement pour progresser en langue, accéder au logement et faciliter leur mobilité.
Notre rôle consiste à transformer ces freins en leviers grâce à un suivi personnalisé et adapté à chacun.
Quels enseignements tirez-vous depuis le lancement de ce dispositif ?
Le principal enseignement que nous tirons est que lorsque l’accompagnement est global
(emploi, formation, logement et intégration), l’insertion des primo-arrivants fonctionne de manière durable.
Pour les deux prochaines années, nos enjeux sont multiples : consolider nos partenariats
avec l’industrie tout en développant d’autres secteurs d’activité, s’ouvrir aux entreprises
recherchant des profils féminins, créer de nouveaux outils de formation et d’intégration, et augmenter le nombre de primo-arrivants accompagnés vers un emploi durable.
Parallèlement, nous poursuivrons la sensibilisation des entreprises afin de lever les freins liés à la langue et à la culture.
Notre objectif est de faire de ce dispositif un modèle national d’intégration réussie par
l’emploi durable.
- 24 entreprises partenaires.
- Plus de 52 réfugiés accompagnés dans l’emploi durable depuis la création du dispo
- 6 entrées en formation
- 75 % des accompagnés ont signé un contrat au sein de l’entreprise utilisatrice suite à leur mise à disposition